J'ouvre une porte sans savoir qui entrera. Première lettre : pourquoi cet espace existe, et ce que j'y déposerai deux fois par mois, à côté d'Indocile.
Bonjour,
Vous recevez ce premier message parce que, d'une façon ou d'une autre, le chemin d'Indocile a croisé le vôtre. Merci d'être là.
Il y a un geste, avant les mots. Celui d'ouvrir une porte sans savoir qui entrera.
C'est ce que je fais ici. Je ne sais pas encore qui vous êtes, vous qui lisez cette première lettre ; peut-être avez-vous croisé Indocile, peut-être un mot, un titre, une phrase vous a fait tendre l'oreille. Peu importe le chemin.
Je m'appelle Léa. J'écris parce-que certaines choses, sinon, restent coincées dans la gorge.
Cette lettre ne sera pas une vitrine. Pas un endroit où l'on vend, où l'on annonce, où l'on se montre sous son meilleur jour. Ce sera plutôt une pièce attenante au livre, celle qu'on ne visite pas pendant la lecture, mais où je continue de penser à voix haute.
Deux fois par mois, j'y déposerai ce qui déborde : ce que les institutions trient sans le dire, ce qu'on a le droit de garder pour soi, ce que c'est qu'aimer quelqu'un sans vouloir le réparer. Ce que ça fait, aussi, de vivre dans une tête qui ne tourne pas comme les autres, sans en faire un drapeau, juste un fait, parmi d'autres.
Je n'aurai pas de réponses. J'aurai des questions tenues à hauteur d'yeux, et la conviction qu'on pense mieux à plusieurs qu'enfermé seul dans sa certitude.
Voici, pour commencer, une phrase que je vous laisse comme on laisse une clé sous un pot :
Il ne s'agit pas de comprendre. Il s'agit d'être là malgré le non-sens.
Si elle résonne, restez. La porte est ouverte.
Léa Maccarinelli
Site : https://leamaccarinelli.fr
Écrire : contact@leamaccarinelli.fr